Initiatives autochtones de conservation
- Le territoire et les Autochtones : une question d’identité!
- Le développement du territoire et les communautés autochtones
- Citoyens pour la nature et les Premières Nations
- La nation crie
- La nation innue
- La nation inuite
Depuis des millénaires, le Québec est peuplé par plusieurs communautés autochtones. Désormais, 11 de ces nations sont dénombrées au Québec, représentant environ 78 000 personnes.
Ces communautés, fortement attachées à leurs terres traditionnelles, revendiquent la reconnaissance de leurs droits ancestraux. Surtout, le savoir impressionnant de ces nations, concernant la biodiversité de leurs terres, fait d’eux des acteurs de premier plan en matière de conservation du territoire. Pour toutes ces raisons, il est primordial qu’ils soient inclus lors des processus décisionnels concernant les projets de gestion et de développement du territoire.
© Nicolas Maiville
Le territoire et les Autochtones : une question d’identité!
Pour les Premières Nations et les Inuits, le territoire joue un rôle fondamental, tant identitaire, qu’économique. Il représente à la fois l’occupation de l’espace et un sentiment d’appartenance, d’enracinement. En raison de cet attachement, les préoccupations territoriales sont souvent au cœur des enjeux sociaux et des activités industrielles touchant les terres ancestrales des communautés autochtones.
D’ailleurs, qui est mieux placé que les représentants des Premières Nations et des Inuits, pour justifier l’importance de la conservation du territoire ? En effet, ces derniers vouent un profond respect à la terre, en plus d’avoir développé un mode de vie dont la dynamique s’harmonise complètement avec la nature.
La participation des Premières Nations et des Inuits est donc incontournable dans les processus consultatifs et décisionnels pour la conservation du territoire. D’abord, plusieurs territoires d’intérêt sont occupés en permanence par des communautés autochtones, car elles y habitent et y pratiquent leurs activités traditionnelles. Par ailleurs, les connaissances traditionnelles des peuples autochtones peuvent contribuer significativement à identifier des sites importants pour la biodiversité, ainsi que des sites d’importance culturels et spirituels qui devraient être conservés.
Le développement du territoire et les communautés autochtones
L’implication des peuples autochtones dans l’aménagement du territoire ne doit pas se limiter à la simple consultation. Au contraire, les communautés autochtones doivent pouvoir exercer leur leadership et utiliser leurs connaissances pour s’impliquer concrètement dans la gestion du territoire, y compris les aires protégées. Le développement doit ainsi se traduire par l’inclusion des peuples autochtones dans les processus décisionnels, par le maintien de leurs retombées économiques liées au territoire et par la reconnaissance de leurs terres ancestrales et de leur patrimoine.
« Le développement sur notre territoire ancestral doit tenir compte avant tout de notre mode de vie traditionnel. Il est essentiel que l’on perpétue les traditions qui assurent la protection de la terre et de ses ressources pour les générations à venir. » - Aîné cri.
Cartes des nations et de leurs territoires
Citoyens pour la nature et les Premières Nations
Citoyens pour la nature privilégie les partenariats avec les collectivités autochtones et les partenaires locaux. D’ailleurs, plusieurs projets, touchant la protection de la biodiversité et la conservation de certains territoires d’intérêts se poursuivent et sont soutenus par des représentants autochtones. Par exemple, citons le projet d’aire protégée de la Mesikamis Virgin Forest, situé entièrement en terre crie, dans le Nord du Québec. Dans ce dossier, Citoyens pour la nature et la communauté crie de Waswanipi collaborent activement pour faire reculer Québec dans son objectif de fragmenter les dernières forêts intactes de ce territoire. En raison de l’importance culturelle, patrimoniale et écologique de ce lieu, notamment en tant qu’habitat important pour le caribou forestier, Citoyens pour la nature juge ce site prioritaire.
La nation crie
La nation crie est principalement établie sur sa terre ancestrale, Eeyou Istchee, située au sud de la région du Nord du Québec, soit au-delà du 49ième parallèle, à l’est de la Baie James et de la Baie d’Hudson. Dispersée dans neuf communautés, dont 5 côtières et 4 à l’intérieur des terres, elle compte plus de 14 000 individus . Les Cris entretiennent une étroite relation avec la forêt boréale, écosystème emblématique et nourricier pour cette nation qui la parcoure depuis des milliers d’années, pour la chasse, la pêche, le trappage et le bois.
D’ailleurs, ces activités font partie intégrante du développement économique de la nation crie, principalement orienté dans les secteurs de la foresterie, des pêcheries, des pourvoiries, du piégeage et des arts. Les Cris sont également très impliqués dans la gestion écologique de leur territoire, notamment par la rédaction de rapports d’impact, ou encore, par l’élaboration d’études et de travaux relatant diverses préoccupations environnementales régionales.
La nation innue
Sis en plein coeur de la forêt boréale, le territoire ancestral de la nation innue, nommé Nitassinan, couvre en totalité les régions administratives du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord et de la partie au nord de la région de la Capitale-Nationale. Les neuf communautés innues, qui comptent environ 15 000 personnes , pratiquent toujours la chasse et la cueillette sur leur territoire, activités importantes au niveau du développement économique.
En effet, les Innus concentrent majoritairement leurs activités économiques autour de l’utilisation des ressources naturelles, notamment au niveau de la foresterie, des pêcheries, du piégeage et des pourvoiries. Deuxième nation en importance au Québec, la communauté innue négocie activement avec Québec, depuis 1980, pour l’obtention de la reconnaissance de leurs droits ancestraux et du droit à l’autonomie. En outre, les collectivités innues veillent à la protection de leur territoire traditionnel, qu’elles protègent énergiquement, car intimement lié à leur survie et à leur culture.
La nation inuite
Les Inuits du Québec sont principalement établis dans un vaste territoire nordique, le Nunavik. En fait, quelques 10 000 inuits sont partagés entre 14 villages, situés sur le littoral de la baie d’Hudson, du détroit d’Hudson ou de la baie d’Ungava. La dynamique économique de ces villages, tous culturellement distincts, est basée sur les attraits naturels dont regorge le territoire
Les 11 nations et les communautés autochtones du Québec :
www.autochtones.gouv.qc.ca
Signataires de la Convention pour la Conservation de la Forêt Boréale :
www.borealcanada.ca


