Dossiers chauds

Cette section présente les actions et les dossiers prioritaires de Citoyens pour la nature

1- Sommes-nous en train de perdre le Nord?
2-
La gestion des mines par le Québec met en péril l'environnement
3-
Une réforme forestière sur la mauvaise voie
4-
8% d'aires protégées au Québec... Et ce n'est qu'un début!
5-
20 nouvelles espèces menacées au Québec

Sommes-nous en train de perdre le Nord?

Lancé en grande pompe en septembre 2008, le Plan Nord du gouvernement libéral de Jean Charest prévoit développer le nord du territoire québécois au-delà du 49ième parallèle. Selon le gouvernement du Québec, ce territoire, sauvage et vaste «comme deux fois la France», est une ressource inestimable en termes de foresterie, de potentiel minier et de développement hydroélectrique. Le gouvernement mise donc sur la création «d’un nouvel espace économique», axé sur l’exploration et l’exploitation minières et sur l’hydroélectricité dans le but « d’ouvrir le nord » et de le développer abondamment.

Soulignons que le nord québécois est déjà grandement menacé par les activités économiques actuelles. En effet, plusieurs industries se partagent le territoire, fragmentant les habitats et fragilisant constamment la stabilité des écosystèmes.

Un volet «conservation» figure parmi les objectifs du Plan Nord pour soustraire 50 % de ce territoire à l’exploitation industrielle. Or, les principes de conservation n’ont pas encore été clairement définis.  Plan Nord ne doit pas constituer un outil entérinant la transformation du nord en un immense chantier à ciel ouvert, marqué par un développement intensif, comme c’est le cas au sud du Québec.... Les fragiles écosystèmes nordiques ne le supporteraient pas ! Dans ce contexte, il est nécessaire d’encadrer de façon rigoureuse et stricte tout développement industriel qui aura lieu dans ces milieux naturels vulnérables. Pour qu'il y ait un véritable développement durable, la conservation du patrimoine naturel doit se faire avant toute forme de développement industriel.

Le Québec vit une période charnière entre l’exploitation et la conservation de ses ressources. La vision de Citoyens pour la nature, en ce qui concerne le nord du Québec, est donc basée sur la protection d’au moins 50 % de la région du Plan Nord (voir la carte).

La gestion des mines par le Québec met en péril l'environnement

Le rapport du Vérificateur général est cinglant sur la gestion des mines

Suite à la publication du rapport du Vérificateur général du Québec 2008-2009, Citoyens pour la nature est outré de constater la négligence du gouvernement dans le secteur minier. Le rapport remet notamment en doute la capacité du gouvernement à «remplir les exigences administratives liées à la protection de l’environnement dans le cadre d’une éventuelle stratégie minérale» ainsi que la «capacité du MRNF à considérer, dans cette stratégie minérale, les principaux enjeux économiques, sociaux et environnementaux». Rappelons que le MRNF devait élaborer une première stratégie gouvernementale du secteur minier avant la fin de 2007 et que celle-ci n’est toujours pas publiée. 

Avec votre souris, faites un "zoom out"...Voici la mine Troilus (or, cuivre)... Un méga trou à seulement  35 Km du projet de parc national Albanel-Témiscamie-Otish dans la région de Chibougamau

Stratégie minérale et exploitation du Nord
Le document du Vérificateur général est d’autant plus préoccupant que le gouvernement s’apprête à accélérer l’exploitation du Nord québécois. Les milieux nordiques sont des écosystèmes fragiles et diversifiés dont le sol et le sous-sol se révèlent être des outils cruciaux dans la lutte aux changements climatiques en agissant comme réservoirs de carbone. Leur exploitation doit donc se faire de façon durable. Or, selon le vérificateur général, le virage vers le développement durable n’a toujours pas été pris par le MRNF.
- Communiqué: Une mine sur le Mont-Royal?

- Communiqué: La gestion des mines par le Québec met en péril l'environnement

- Dossier du journal Rue Frontenac sur Osisko en Abitibi et ses bouleversements
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Vidéo Youtube: L'Abitibi c'est pas un trou!

Une réforme forestière sur la mauvaise voie 

Bientôt, la foresterie québécoise ne sera plus la même. Ce printemps, le gouvernement Charest déposera un projet de loi qui redéfinira le régime forester pour les décennies à venir. Comme tous les intervenants, nous misons énormément sur le succès de cette réforme – mais nous nous inquiétons devant le peu de progrès de celle-ci sur le plan environnemental. Malgré un discours rassurant du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), les actions sur le terrain laissent plutôt présager un statu quo, voire des reculs qui n’ont rien de réjouissant...

...Lire la lettre ouverte de la SNAP Québec, Nature Québec et Greenpeace publiée dans le Devoir, le Journal de Montréal, le Journal de Québec et La Terre de Chez-nous

8% d'aires protégées au Québec... Et ce n'est qu'un début!

12% d'ici 2015 et la promesse de protéger 50% du Nord du Québec
18 043 km2 ont été ajoutés au réseau d’aires protégées du Québec, permettant d'atteindre 8,12% du territoire de la province, un objectif attendu depuis 2005. L’atteinte de 8% d’aires protégées constitue une étape importante et demandée depuis longtemps par les citoyens. Déjà en 2006, près de 200 000 personnes ont signé la pétition On dort comme une bûche! de l’initiative qui a précédé Citoyens pour la nature, Aux arbres citoyens!, demandant notamment au Québec de rattraper son retard en matière d’aires protégées.

Plan Nord
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En route vers la conservation du Nord!
Placé au coeur de l'actualité par l’annonce du Plan nord de Jean Charest, le Nord du Québec est un territoire fragile et prisé par nombre d’industriels. Dans cette contrée sauvage qui représente 70% du territoire du Québec, mines, barrages et routes pourraient bientôt faire partie du paysage. Cette percée, digne des années 1970, contient toutefois un engagement intéressant: protéger 50% du territoire situé au nord du 49e parallèle, soit près de 500 000 km² d’écosystèmes nordiques, en le soustrayant au développement industriel.

Le Nord québécois mérite effectivement une plus grande protection, car son sol et son sous-sol agissent en tant que puits et réservoirs de carbone, un outil crucial dans la lutte aux changements climatiques. La nécessité d’un objectif de protection d’au moins 50 % dans le nord, basé sur des critères scientifiques rigoureux, permettra au Québec d’agir pour un environnement sain et de se positionner à la tête d’un mouvement mondial de développement durable digne du XXIe siècle.

Rattrapage ou commencement?
La partie est toutefois loin d'être gagnée pour les aires protégées au Québec. La majorité de ces territoires n’ont toujours pas reçu de statut permanent, un statut qui confère une protection « à vie». De plus, bien que plusieurs types de milieux naturels soient représentés dans les aires protégées, l’abondance et la répartition des espèces, le maintien des services écologiques (tels que l'eau, l'air pur...) et la capacité d’adaptation aux changements environnementaux doivent aussi être pris en comptes.

-Communiqué: Citoyens pour la nature félicite le gouvernement et souligne la promesse de Jean Charest de protéger 50% du Nord du Québec, 30 mars 2009
- Québec met 8% du territoire à l'abri de l'exploitation, La Presse, 30 mars 2009
- Message du premier ministre Jean Charest et sa promesse de protéger la moitié du Nord du Québec

20 nouvelles espèces menacées au Québec : il faudra plus qu’un règlement pour les sauver

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) a désigné 20 nouvelles espèces menacées ou vulnérables et modifié le statut du caribou de la Gaspésie maintenant jugé menacé. Citoyens pour la nature estime que nommer de nouvelles espèces n’est pas suffisant si des mesures concrètes pour assurer leur protection ne sont pas mises en œuvre. Par exemple, le caribou forestier a obtenu son statut d’espèce vulnérable depuis plus de quatre ans sans qu’aucune mesure efficace n’ait encore été appliquée, une situation décriée depuis quelques temps par plusieurs groupes. 

Photo, Métro 

Depuis quatre ans, la fragmentation de l’habitat critique au caribou forestier, soit les forêts de conifères intactes, se poursuit à un rythme accéléré ce qui justifie des actions immédiates. Le gouvernement doit démontrer qu’il est sérieux dans sa démarche de protection du caribou forestier en publiant le plan de rétablissement, mais surtout en mettant en œuvre le plus rapidement possible l’ensemble des actions proposées initialement par le comité de rétablissement!

- Signez la pétition Le caribou est à bout!
- Communiqué de presse, 20 nouvelles espèces menacées au Québec : il faudra plus qu’un règlement pour les sauver
- Le caribou des bois est menacé et laissé à lui même, Journal Métro, 10 avril 2009 
- Pourquoi protéger le caribou?

 

 

 

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